Il remporte ainsi, comme 11 autres lauréats, une bourse de 2 000 euros de Bpifrance qui va lui permettre de poursuivre le développement de son projet.
Le projet : créer, grâce à l’impression 3D, des figurines de jeux de plateau à monter soi-même. Wargrounds englobe ainsi la création des différents moules jusqu’au packaging post production en passant par la commercialisation et la peinture de ces petits éléments.
Passionné d’impression 3D « une technologie de production en plein essor » et d’entrepreneuriat, Matthieu a créé ce projet après avoir travaillé deux ans comme peintre professionnel sur ces figurines dédiées au jeu de plateau. Les adeptes de ces jeux achètent les figurines démontées, en kit et la peinture contribue intégralement à créer son propre narratif selon l’univers imaginaire souhaité.
Une production locale et innovante
La qualité des solutions des autres concurrents existant étant aléatoire, il observe un besoin de professionnalisation et de relocalisation de ce secteur. Matthieu créé alors son projet entrepreneurial en misant sur une production locale et innovante : des pièces conçues et fabriquées en France, alliant design, praticité et passion du jeu.
Une équipe pluridisciplinaire
Deux diplômés d’une école d’art lyonnaise ont rejoint l’aventure afin de répondre aux besoins de ces imaginaires immersifs. Un diplômé de GEM s’est récemment associé à eux.
« Aujourd’hui on arrive à produire en grappe avec des niveaux de qualité supérieurs à ce qui se fait en injection plastique, la seule limite en impression 3D c’est le design » se réjouit le jeune entrepreneur. Après un an et demi de travail, 3 gammes différentes existent pour un total d’une cinquantaine de produits.
Une production en série grâce à l’impression 3D
Produire en série des pièces aussi complexes au moyen de l’impression 3D a un côté innovant qui leur permet de postuler à une bourse French Tech. L’impression 3D leur permet également d’être souple et de produire au jour le jour selon les besoins « c’est extrêmement pratique pour la versatilité de la production ».
Vers un lancement au printemps 2026
Depuis le 25 novembre dernier la société est officiellement immatriculée au greffe du tribunal de commerce de Grenoble. Le projet est actuellement en phase de financement, notamment via des prêts d’honneur chez GAIA, une association au service du territoire isérois soutenant les entrepreneur·es et associations qui œuvrent pour une économie de proximité. Aujourd’hui Matthieu produit les pièces dans un bureau dont il dispose gratuitement au sein des locaux du Pépite oZer. Wargrounds est en négociation pour acquérir un local de 200m2 à Saint-Martin d’Hères afin d’héberger une ligne de production et un espace de stockage. Les associés misent sur un lancement en avril 2026, s’ils obtiennent les financements espérés dont dépendent des prestations telles que le packaging, le brand design mais aussi les artisans qui vont aménager le local et toute la machinerie.
Le modèle de vente est hybride : à la fois dans des boutiques physiques et en ligne, l’objectif étant d’avoir le moins d’intermédiaires possibles. Le marché sera tout d’abord français puis « le plus rapidement possible » européen et à terme étasuniens.
En juin son diplôme de Master en poche, il pourra se consacrer à 100% à la poursuite du développement de l’entreprise.