Khaled Benbachir Champion de France universitaire en Force Athlétique

Sportif de haut niveau en force athlétique à Grenoble INP - Génie industriel, UGA, Khaled Benbachir est en apprentissage chez Schneider Electric Eybens. Récemment titré champion de France universitaire, nous l’avons rencontré la veille de son départ à Shangaï pour son Projet de Fin d’Etudes.
Un athlète multiprimé

Etudiant ingénieur sportif de haut niveau (SHN), Khaled effectue ses études d’ingénieur à Grenoble INP – Génie industriel, UGA études en apprentissage chez Schneider Electric Eybens. C’est après un DUT mesures physiques au sein de l’IUT à l’Université Grenoble Alpes, pour lequel il bénéficiait déjà du statut SHN, qu’il intègre la filière Ingénierie de la performance industrielle durable.

Dès 2019, alors lycéen, il choisit de repousser le passage de son baccalauréat afin de participer aux championnats du monde, où il s’illustre au plus haut niveau en remportant la médaille d’or. Depuis, il a pris part à plus d’une vingtaine de compétitions régionales, nationales et internationales et entame aujourd’hui sa dixième saison de compétition. Au cours de sa carrière, il a décroché plusieurs titres de champion de France, un titre de vice-champion d’Europe chez les moins de 18 ans, ainsi qu’un titre de champion d’Europe universitaire. Il a également participé aux championnats du monde universitaires et a terminé au pied du podium lors de sa dernière participation, en 2023. Pour sa dernière année universitaire, il espère être sélectionné cette saison afin d’y retourner et de prendre sa revanche. Recordman de France à plusieurs reprises sur son mouvement de prédilection, le développé couché, il détient des records dans plusieurs catégories de poids et d’âge, avec une meilleure performance à 192,5 kg chez les -83 kg.

Après ce titre de champion de France universitaire, remporté le 29 mars à Amiens en catégorie de moins de 93 kg, il espère se qualifier pour les championnats du monde fin juillet.

Statut SHN : cet accompagnement m’a beaucoup aidé

C’est après son stage de de DUT au G2ELab* qu’il découvre les process d’amélioration continue et décide de s’orienter vers Grenoble INP – Génie industriel, UGA. Pour ce cursus de 3 ans en alternance il n’a pas souhaité d’aménagement particulier mais bénéficie tout de même d’autorisations d’absences exceptionnelles pour les compétitions. Un des avantages du statut SHN qu’il apprécie également est la possibilité d’avoir des créneaux d’urgence chez le kiné. Mes tuteurs pédagogiques en école et en entreprise ont toujours été très compréhensifs et à l’écoute, cet accompagnement m’a beaucoup aidé. Il bénéficie également du soutien de la Fondation Grenoble INP.

Si ses semaines s’alternent entre cours et entreprise, l’entrainement, lui, ne change pas : entre 3 et 5 séances de 2 à 3h hebdomadaires tout en consacrant ses soirées à étudier. Je travaille aussi beaucoup le midi en général, c’est une question d’organisation tout simplement, un rythme à trouver.

Des compétences transversales

Au-delà des records, le sport m'a permis de développer des compétences transversales comme la discipline, la rigueur, l'organisation et la priorisation des tâches que je mobilise directement dans mes projets d'ingénierie. Au début lors de ma première recherche de stage je ne savais pas si je devais le mentionner, ensuite j’ai appris à le valoriser : qu'il s'agisse de valider des records sur le plateau ou d'optimiser des processus complexes, la quête de performance reste la même.

L’apprentissage : une expérience professionnalisante

Grenoble INP – Génie industriel, UGA était un de ses premiers choix d’école et aujourd’hui, très content de son cursus, il renseigne les futur.·es élèves. Avec sa promotion il y a un réel esprit d’équipe, c’est une force car nous pouvons échanger sur nos entreprises, leurs fonctionnements. C’est très intéressant et nous nous rendons souvent compte que nos problématiques sont similaires.

Avec notre formation en apprentissage, au-delà de la rémunération, nous sommes sensibilisés au monde de l’entreprise et donc nous serons plus opérationnels lorsque nous serons en poste comme junior. Quand nous sommes apprentis, c’est le moment idéal pour apprendre de nos erreurs et donc ne plus les reproduire : nous sensibiliser et nous responsabiliser au monde professionnel avant notre entrée sur le marché de l’emploi.

Une expérience multiculturelle

Pour terminer sa 3e année et son cursus d’ingénieur il a donc commencé son Projet de Fin d’Etudes chez Schneider Electric, axé sur la mise en place et l’implémentation de SPC (Statistical Process Control), avec une mobilité de 3 mois à Shangaï à partir de début avril. Il a déjà débuté le travail avec les équipes sur place, à distance, via des tests et propositions validés. La mission sur place se focalisera donc sur l’implémentation. 

Fort de son échange académique à Stockholm chez KTH et d’une summer school en Roumanie il a essayé de se préparer au maximum avant de partir pour se laisser une marge de manœuvre sur place et être plus rapidement opérationnel. Je me suis préparé au mieux pour me familiariser avec cette culture différente, notamment en échangeant avec des collègues en mission sur place.

À la fin de l’année universitaire, une fois diplômé, il souhaite rejoindre le monde professionnel via un graduate programme. Il aimerait idéalement poursuivre chez Schneider Electric, dont l’environnement et la culture d’entreprise sont en phase avec ses attentes, tout en restant ouvert à d’autres opportunités, y compris un CDI, selon les propositions qui s’offriront à lui après son PFE.
 

Retrouvez l’interview vidéo de Khaled 

 


* Université Grenoble Alpes, CNRS, Grenoble INP - UGA
Crédits photo de couverture © 
FFSU Amiens / White Light Media