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> Recherche et valorisation > Du côté des labos

Altrans garde un œil sur les réseaux électriques

Publié le 1 février 2021
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Trois ans après avoir été distingué par le prix Grid’Up en 2017, Translocator, le système de localisation des défauts naissants dans les réseaux électriques développé au GIPSA-Lab*, a donné naissance à Altrans, la start-up qui en poursuivra le développement jusqu’à la commercialisation et l’exploitation.

altrans

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La maintenance des réseaux électriques est un vrai casse-tête ! Elle se heurte à des contraintes liées à l’inaccessibilité des câbles (enterrés ou aériens), mais aussi à leur grande surface : plus de 100 000 km de lignes en haute et très haute tension et plus de 1,3 millions de kilomètres en haute et basse tension. Dans les faits, la maintenance curative est accompagnée d’une maintenance planifiée selon un calendrier pré-établi, qui ne permettent pas d’éviter les pannes électriques assez fréquentes actuellement.

Développé par Cornel Ioana, maitre de conférences à Grenoble INP - Ense3 et chercheur au GIPSA-Lab, TransLocator est un système de supervision modulaire conçu pour la surveillance globale des réseaux électriques. En proposant une surveillance on-line et continue, il détecte les défaillances avant la panne, ce qui permet une maintenance prédictive moins coûteuse à terme et permet de gagner en termes de maintenance globale du réseau.
 
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Cette innovation brevetée a valu au scientifique de gagner le concours Grip’Up, porté par ENEDIS, en mai 2017. Suite à ce prix, Cornel Ioana a poursuivi la maturation technologique de son outil dans le cadre d’une incubation à la SATT Linksium, finalisée en 2018, et a avancé dans la compréhension du besoin global du marché de la surveillance des réseaux afin de développer une première version du produit. « Le système se fonde sur une technologie permettant de déceler les défauts transitoires du réseau électrique (tels que les décharges ou les arcs électriques) de manière automatique, non-supervisée et autonome », explique le chercheur. Non intrusifs et auto-alimentés par un système de récupération de l’énergie circulant dans les câbles, les capteurs qui le composent transmettent à distance les informations sur les défaillances détectées vers un élément central qui les modélise afin d’en localiser l’origine. « L’innovation apportée par le laboratoire concerne essentiellement le traitement du signal et repose sur un outil mathématique qui agit comme une sorte de loupe. Des algorithmes et logiciels ont été mis au point pour analyser les phénomènes électromagnétiques transitoires, et déterminer s’ils sont normaux ou signes d’une défaillance. »

Officiellement créée en novembre 2020, Altrans poursuit son partenariat avec ENEDIS : la start-up s’est lancée dans l’installation de capteurs sur quelques segments du réseau, tandis que les données sont traitées à Grenoble afin d’y être interprétées. En partenariat avec EDF, elle travaille sur la qualification opérationnelle de ses produits. « Avec eux, nous disposons de l’unique maquette de réseau à l’échelle réelle, sur laquelle nous matérialisons tous les défauts possibles afin de vérifier que nos outils sont en mesure de les détecter et de les localiser. » Promise à un bel avenir, Altrans ambitionne dès à présent de conquérir l’Asie du Sud-Est et l’Amérique du Nord en s’attaquant aux marchés chinois et canadiens. Bon vent !

* Grenoble INP, le CNRS et l’UGA
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mise à jour le 30 mars 2021

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