Aller au menu Aller au contenu
Grenoble INP
Innover pour un avenir durable

Institut polytechnique de Grenoble

Grenoble Institute of Technology
Innover pour un avenir durable

Grenoble INP : plus de 100 ans d'histoire

Mis à jour le 4 septembre 2017
A+Augmenter la taille du texteA-Réduire la taille du texteImprimer le documentTélécharger au format PDFEnvoyer cette page par mail Partagez cet article Facebook Twitter Linked In Google+ Viadeo

Depuis plus d’un siècle, Grenoble INP poursuit ce qui fut sa vocation initiale : former des ingénieurs. À cette mission première, d’autres se sont agrégées rapidement : la recherche scientifique et technologique, la formation doctorale, la formation continue, l’accompagnement au développement industriel.

Grenoble INP - Historique - 2014 - Vignette d'actualité (300x225).jpg

Grenoble INP - Historique - 2014 - Vignette d'actualité (300x225).jpg

Ces missions sont accomplies au sein d’un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, ayant un statut analogue à celui des universités du 1er janvier 1971 jusqu’au 8 mars 2007, date à laquelle par un décret, ses statuts sont celui d’un grand établissement.





Hier


L'histoire du groupe Grenoble INP montre combien notre établissement travaille, depuis son origine, en étroite collaboration, avec l'industrie.
La genèse de l'Institut polytechnique est fortement liée à celle des débuts de la houille blanche. C'est en 1892 qu'un jeune maître de conférences, Paul Janet, inaugure à Grenoble le premier cours d'électricité industrielle. "On peut dire, écrivit-il, que c'est ce soir du 2 février 1892 que le futur Institut électrotechnique de Grenoble est né à la vie".
 

Paul Janet : fondateur de l'Institut   d'electrotechnique GrenobleJoseph Pionchon : 1er directeur Institut d'électrotechniqueLouis Barbillion : directeur institut électrotechnique Grenoble
Paul Janet, Joseph Pionchon et Louis Barbillion

En effet, cet enseignement rencontre un tel succès que quelques mois plus tard, sur l'insistance de plusieurs notables et industriels locaux, la faculté des sciences décide de lui donner un caractère permanent.
C'est en 1898, lors d'une séance historique du conseil de l'Université, que la création d'un Institut d'électrotechnique est décidée.

Rattaché à la Faculté des sciences, l'ancêtre de l'Ecole nationale supérieure d'ingénieurs électriciens, accueille sa 1ère promotion en 1900. Les années qui suivent sont marquées par le travail de Louis Barbillion, nommé directeur en 1904, et qui rêve d'établir à Grenoble une véritable université technique du Sud-Est, par l'adjonction à l'électrotechnique, d'autres spécialités.

En 1907, l'Union des fabricants de papiers et cartons a créé l'Ecole française de papeterie (EFP), qui est annexée à l'Institut électrotechnique. A la même période, l'hydraulique et la mécanique, puis l'électrochimie et l'électrométallurgie, commencent à se développer. Dès lors, cet ensemble qui comprend des formations complètes d'ingénieurs, des années de spécialisation, des laboratoires et divers enseignements de sciences appliquées prend le nom d'Institut polytechnique de Grenoble (IPG).

Cours en amphi à l'Institut  Polytechnique de GrenobleCours de   TP à l'Institut Polytechnique de Grenoble
 
Dans les années vingt, les besoins industriels se précisent et les programmes de formation s'enrichissent, entraînant la fondation de l'Institut d'électrochimie et d'électrométallurgie (IEE), puis de l'Ecole d'ingénieurs hydrauliciens (EIH). A partir de 1928, René Gosse remplace Louis Barbillion à la tête de l'IPG. Ses qualités de gestionnaire et son important réseau relationnel lui permettent de poursuivre le développement scientifique de Grenoble. Malgré la crise des années trente, il parvient à terminer les vastes travaux d'aménagement de l'Institut, ouvrant ainsi à l'Etablissement de nouvelles possibilités d'expansion.

Sous l'impulsion de Félix Esclangon et de Louis Néel, les écoles se développent et de nouvelles sections sont fondées, dont sont issues les écoles d'électronique (1958) et d'informatique (1960), Ecole nationale supérieure d'électronique et de radioélectricité de Grenoble (ENSERG), et Ecole nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble (ENSIMAG).

L'Institut national polytechnique de Grenoble, qui fédère six écoles, est créé par décret du 23 décembre 1970. Louis NÉEL, prix Nobel de Physique, en devient le premier président en 1971.
 
Trois autres écoles voient le jour : l'Ecole nationale supérieure de physique (ENSPG), en 1985, l'Ecole nationale supérieure de génie industriel (ENSGI), en 1990, et à Valence, l'Ecole supérieure d'ingénieurs en systèmes industriels avancés Rhône-Alpes (ESISAR), en 1995 ainsi que le département Télécommunications en 1999. L'INP Grenoble a su accompagner ou précéder, au fil du siècle, les évolutions industrielles en créant des écoles d'ingénieurs et des laboratoires.

 

Aujourd'hui


Grenoble INP a poursuivi son développement en se lançant dans l'aventure des micro nanotechnologies. En 2002, il devient membre co-fondateur, avec le CEA, du pôle d'innovation Minatec inauguré en juin 2006.
 

Parvis Louis Néel, Minatec

Il participe également à la gouvernance des deux pôles de compétitivité au sein desquels il est particulièrement actif : Minalogic, pôle mondial en micro nanotechnologies et logiciels embarqués et TENERRDIS, dans le domaine des énergies renouvelables.

Il est également très impliqué dans le RTRA (Réseau Thématique de Recherche Avancée) "Nanosciences aux limites de la nanoélectronique" et dans deux Instituts Carnot "Logiciels et systèmes intelligents" et "Energies du Futur" qu'il pilote.

 

Réforme

Suite à plusieurs évaluations, et notamment celle de l'International Visiting Committee, Paul Jacquet (président de l'Institut de 2002 à 2008, et administrateur général depuis 2008 suite aux changements de statuts) a lancé un projet de réforme de grande envergure de 2004 à 2008. Cette réforme a concerné toutes les missions confiées par l'État : la formation, la recherche et la valorisation ainsi que le mode de gouvernance. Un travail considérable a été mené sur plusieurs fronts :

Le statut de grand établissement
a été obtenu le 8 mars 2007. Il a permis de modifier la gouvernance de l'Institut, notamment la composition des trois conseils (conseil d'administration, conseil scientifique, conseil des études et de la vie universitaire) en augmentant considérablement la participation des personnalités extérieures, en donnant la possibilité aux présidents des conseils des six nouvelles écoles de faire partie du conseil d'administration, et en faisant présider le CA par un industriel.
Le président change d'appellation : il devient administrateur général par le simple fait que le CA a un président extérieur.

Une direction de la recherche
est mise en place le 1er janvier 2008. Elle a pour vocation d'animer la politique scientifique et de gérer l'ensemble des laboratoires rattachés à l'établissement (jusqu'alors les laboratoires étaient rattachés aux écoles).

Six nouvelles écoles d'ingénieur
ont été ouvertes à la rentrée 2008.
C'est la première fois de son histoire, plus que centenaire, que l'INP Grenoble entreprend de revoir le périmètre de ses écoles, d'en réduire le nombre et d'adopter une carte de formation homogène. L'INP Grenoble devient le groupe Grenoble INP. Ainsi naissent :
  • Ense3 (issue du regroupement de l'ENSHMG et de l'ENSIEG),
  • Ensimag (issue du regroupement de l'ENSIMAG et de Télécom),
  • Esisar,
  • Génie industriel (issue du regroupement de l'ENSGI et d'une partie de l'ENSHMG),
  • Pagora (issue de l'EFPG)
  • Phelma (issue de l'ENSEEG, de l'ENSPG et de l'ENSERG).


Grenoble INP - Pagora


Grenoble INP a obtenu également depuis 1er janvier 2010 les responsabilités et compétences élargies (RCE), c'est-à-dire l'autonomie (il gère sa masse salariale et son plafond d'emplois). Une nouvelle étape après le processus de changement qui l'a conduit à une importante refondation.
Notre établissement s'est aussi développé à l'international en créant plusieurs laboratoires internationaux et une école d'ingénieurs à Canton en Chine dans le cadre d'un consortium piloté par Grenoble INP et regroupant l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN dépendant du CEA), l'Ecole des mines de Nantes, l'Ecole nationale supérieure de chimie de Montpellier et l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris. L'Institut franco-chinois de l'énergie nucléaire (IFCEN) ouvre ses portes le 1er septembre 2010.

 

D'aujourd'hui à demain


Notre établissement est engagé depuis de nombreuses années dans la politique de site universitaire et plus particulièrement, dans le projet de l'université de Grenoble. Notre CA réuni en sa séance du 29 novembre 2007 en a approuvé le projet de convention constitutive du PRES, pôle de recherche et d'enseignement supérieur). Et plus récemment, notre conseil a adopté le 23 avril 2009 la mise en place de l'EPCS (établissement public de coopération scientifique) "université de Grenoble".


GreEn-ER

Par  ailleurs, le projet "Grenoble, université de l'innovation" a été sélectionné dans le cadre de l'appel d'offres 2008 du ministère " opération campus" parmi les 12 retenus en France.
Grenoble fait donc partie des "12 grands campus de demain" à visée internationale.
Grenoble Université de l'Innovation est un consortium qui réunit les 11 partenaires impliqués dans le développement scientifique (universités, grandes écoles, organismes de recherche). Ce consortium est fortement soutenu par les collectivités territoriales.
Ce projet ambitieux dessine l'avenir scientifique de Grenoble pour les 20 prochaines années.
Le Ministère a attribué en juillet 2009 la somme de 400 M€ au projet grenoblois pour la mise en place d'importants pôles thématiques.

Grenoble INP est impliqué dans 3 pôles :

  • le pôle énergie qu'il pilote (projet GreEn-ER). L'école Ense3, les laboratoires G2elab, LEPMI, SIMAP s'installeront sur le site de Minatec, campus ouest.
  • sur le campus Est, PILSI, pôle international d'innovation logiciels et systèmes intelligents, est piloté par l'université Joseph Fourier. Il est prévu entre autres que l'ensimag s'installe dans des bâtiments rénovés (avec une plus grande capacité d'accueil).
  • les locaux du pôle environnement sur le campus Est seront également rénovés.


Phelma 2, extension de Grenoble INP - Phelma


A+Augmenter la taille du texteA-Réduire la taille du texteImprimer le documentTélécharger au format PDFEnvoyer cette page par mail Partagez cet article Facebook Twitter Linked In Google+ Viadeo

Rédigé par Xavier Oster

mise à jour le 4 septembre 2017

Pour tout savoir 

Commander le livre, "Un siècle de formation d'ingénieurs à Grenoble" au Service de communication
Communauté Université Grenoble Alpes
×
Afin d'améliorer la qualité de ce site et le service rendu à l'utilisateur, nous utilisons des cookies de mesure d’audience. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à cette fin. Pour en savoir plus