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Biomasse végétale, les enjeux d'un avenir en vert

Mis à jour le 22 mars 2013
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Renouvelable et non polluante, la biomasse végétale est une source d’énergie, de matériaux et de produits chimiques dont l’immense potentiel permet de préparer dès aujourd’hui un futur sans pétrole. Rencontre avec Dominique Lachenal, professeur à Grenoble INP Pagora.

Fôret Quels sont les atouts de la biomasse ? Dominique Lachenal : Désignant la masse de matière vivante végétale présente sur Terre et transformable, en énergie, matériaux et nourriture, la biomasse végétale est issue de la photosynthèse chlorophyllienne. Son premier avantage est d'être présente dans de nombreuses parties du monde en grande quantité : la quantité de biomasse synthétisée chaque année, proche de 200 milliards de tonnes, est équivalente à la masse globale des réserves en pétrole ! Son deuxième atout est son bilan carbone neutre : la biomasse ne produit pas plus de CO2 quand on la brûle qu'elle n'en absorbe lors de la photosynthèse. Enfin, la biomasse est renouvelable, contrairement aux ressources fossiles. Ces trois arguments majeurs plaident en faveur de sa valorisation et explique que des moyens d'envergure soient aujourd'hui déployés. Dans quels domaines peut-elle être valorisée efficacement ?  D. L. : Les biocarburants d'abord ! L'utilisation de produits agricoles alimentaires étant éthiquement injustifiable à l'échelle de la planète, les biocarburants de 1re génération vont laisser place aux biocarburants de 2e génération réalisés à partir du glucose et autres sucres, obtenus avec la cellulose ainsi que les hémicelluloses du bois et des déchets agricoles. L'autre domaine essentiel de valorisation est la chimie verte. Si les bioplastiques issus de l'amidon existent déjà, les recherches avancent pour pouvoir créer des polymères et des produits chimiques verts (tensio-actifs verts, acides aminés...) qui exploitent la cellulose et les hémicelluloses du bois.  Du côté des biomatériaux, il faut évoquer le développement des  fibres végétales dans la conception des produits isolants du bâtiment, dans l'automobile où elles remplacent les fibres de verre dans les matrices plastiques, ou bien encore dans le textile avec le nouvel essor des textiles cellulosiques à base de bois. De quelle manière Pagora et le LGP2 participent-ils à la recherche sur la biomasse ? D. L. : Les papetiers avec qui nous travaillons étroitement sont aujourd'hui hui les seuls chimistes de l'industrie du bois. Ils possèdent un savoir-faire unique dans le domaine de l'extraction de la cellulose ainsi que l'équipement et la logistique nécessaire à cette valorisation. Tournés vers les biomatériaux, Grenoble INP Pagora et le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LGP2) possèdent également une expertise reconnue sur ce sujet. Au sein du Carnot Énergies du Futur, nous développons des procédés de fabrication du bioéthanol de 2e génération. Soutenus par l'ANR, nos projets portent également sur les biomatériaux et les bioproduits qui remplaceront progressivement ceux issus de la filière pétrochimique. Ces travaux sont essentiels car le vert n'est pas une mode, c'est une évolution irréversible de nos sociétés.


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mise à jour le 22 mars 2013

Univ. Grenoble Alpes