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Dyslexie : quand les difficultés en orthographe gênent l'acquisition de l'écriture

Publié le 29 novembre 2017
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Communiqué

La dyslexie est un trouble de l’apprentissage du langage écrit empêchant d’acquérir les automatismes nécessaires aux processus de lecture et d’écriture. De nombreuses études ont eu pour but de comprendre l’origine des difficultés éprouvées par les personnes dyslexiques lors de la lecture. Peu de questions ont, en revanche, été posées quant aux mécanismes de l’écriture. Sonia Kandel, professeure de l’Université Grenoble Alpes au GIPSA-Lab (CNRS/Université Grenoble Alpes/Grenoble INP) et ses collègues1 se sont donc penchés sur l’aspect purement moteur de l’écriture dans le cadre du trouble dyslexique chez l’enfant. Leurs résultats montrent que le déchiffrage de l’orthographe par les enfants dyslexiques est tellement coûteux qu’il finit par modifier ou inhiber le geste d’écriture alors que ces enfants ne sont pas dysgraphiques. Ces travaux ont été publiés dans la revue Cognitive Neuropsychology en novembre 2017.

Dyslexie

Dyslexie

Dès l'entrée de l'enfant dans le système scolaire, il est primordial pour lui d'arriver à maîtriser l'écriture, tant cet outil est sollicité en permanence. Certains élèves présentent cependant des difficultés pour apprendre à écrire. Parmi eux, on retrouve souvent des enfants dyslexiques qui, en l'absence de troubles moteurs, ont pourtant plus de difficultés avec l'écriture qu'avec la lecture.

Une série d'études menées au GIPSA-Lab de Grenoble ont permis de mettre en évidence que les mouvements d'écriture ne sont pas des mouvements manuels simples. Plus spécifiquement, les chercheurs se sont intéressés aux interactions existant entre la maîtrise de l'orthographe et le geste d'écriture. Il a par exemple été constaté que les mouvements pour écrire les lettres MON dans un mot orthographiquement régulier, c'est-à-dire s'écrivant tel qu'il se prononce comme "montagne", seront plus simples à produire que dans le mot irrégulier "monsieur".



Image © Sonia Kandel, GIPSA-Lab (CNRS/Université Grenoble Alpes/Grenoble INP).

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Rédigé par Arnaud Sangiorgio

mise à jour le 29 novembre 2017

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