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Prix « Google Research Award » pour Denis Trystram : faciliter la gestion de ressources distribuées

Mis à jour le 26 février 2014
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Quelques mois après sa nomination à l’Institut Universitaire de France (IUF), Denis Trystram vient à nouveau d’être distingué. La société Google vient en effet d’attribuer à ce professeur Grenoble INP et chercheur au LIG, membre du projet INRIA MOAIS, un prix pour ses recherches.

Faciliter la gestion des ressources distribuées

Qu'est ce que le prix Google ?

Denis Trystram : La société Google s'engage à développer de nouvelles technologies pour aider les utilisateurs à mieux gérer l'information disponible sur le net. Pour cela, elle entretient des liens étroits avec les universités et a mis en place le Prix « Google Research Award » visant à soutenir des travaux destinés à améliorer l'accès et la manipulation de l'information. D'un montant de 57000 euros, ce prix nous permettra, à mon équipe et moi-même, de poursuivre notre travail dans la gestion efficace des ressources distribuées. A noter que Google accorde ces fonds sans restriction, et ne conserve aucune propriété intellectuelle sur les fruits issus de la recherche qu'elle sponsorise. Cette année, la société a distingué cinq scientifiques dans le domaine des mathématiques discrètes.

Pouvez-vous nous décrire le projet qui vous a valu ce Prix ?
D. T. : Le projet de recherche proposé par notre équipe consiste à concevoir une approche intégrée pour la gestion efficace de ressources distribuées dans les nouvelles plates-formes de calcul parallèles. Ces dernières sont des ensembles d'ordinateurs reliés entre eux par un réseau (ici Internet), et placés sous l'administration d'organisations indépendantes mettant en commun leurs ressources.
Pour résoudre des problèmes complexes à objectifs multiples, telles que des requêtes de calcul émanant de plusieurs utilisateurs simultanément, il existe un très grand nombre de solutions possibles. L'optimisation combinatoire permet d'identifier celles qui, parmi elles, sont les plus satisfaisantes en fonction de différents objectifs souvent contradictoires : vitesse d'accès aux données, répartition équilibrée des calculs, tolérance aux fautes, faible consommation énergétique, etc..
Pour cela, nous examinons et classons les méthodes existantes, nous en proposons des nouvelles, pour ensuite développer une approche intégrative. S'appuyant sur de solides bases théoriques, les solutions les plus efficaces seront analysées et mises en œuvre dans une suite logicielle.

A quoi cela sert-il concrètement ?
D. T. : Prenons un exemple : imaginez qu'une entreprise étrangère désire implanter une filiale dans la région grenobloise. Elle étudie la richesse du tissu industriel relatif à son activité, les conditions pour loger ses cadres, trouver des écoles pour leurs enfants, vérifier la proximité des commerces, etc.. Pour cela, elle lance des séries de requêtes sur des serveurs de calcul et de données via internet. C'est là que se situe la partie cachée de l'iceberg où l'on doit identifier les bonnes ressources et faire le tri dans une quantité impressionnante de données pour sélectionner celles qui répondront le mieux à la demande. Et ce, tout en traitant parallèlement les requêtes formulées par d'autres utilisateurs, et le plus rapidement possible ! Ce genre d'opérations nécessite une puissance de calcul importante, et impose de gérer des priorités, d'identifier la machine la plus adaptée à faire tel ou tel calcul, etc.. De fait, la fonction des algorithmes que nous développons dans mon équipe est de trouver le meilleur compromis entre toutes les solutions existantes afin, dans la mesure du possible, de ne léser personne, minimiser les temps de calculs, proposer une réponse appropriée en tenant compte d'une grande variété d'objectifs contradictoires.
Les 57 000 euros du prix Google nous permettront de recevoir des chercheurs de laboratoires étrangers, de financer des stagiaires, d'acquérir du matériel informatique. L'attribution de ce prix devrait également être accompagné une bourse de thèse du CNRS.

D'autres applications sont-elles envisageables ?
D. T. : Les outils développés dans le cadre de ces recherches pourront être utilisés dans d'autres types d'applications, telles que le calcul sur grilles informatiques. Une grille informatique est une infrastructure virtuelle constituée d'un ensemble de ressources de calcul potentiellement partagées, distribuées, hétérogènes et autonomes. Ces grilles informatiques ont par exemple été utilisées avec succès pour des travaux titanesques tels que le repliement de protéines ou la prévision météorologique. L'objectif final est de rendre ces calculs le plus performants possibles de façon transparente pour les utilisateurs.

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Rédigé par Xavier Oster

mise à jour le 26 février 2014

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