
Hier



Paul Janet, Joseph Pionchon et Louis Barbillion
En effet, cet enseignement rencontre un tel succès que quelques mois plus tard, sur l'insistance de plusieurs notables et industriels locaux, la faculté des sciences décide de lui donner un caractère permanent.
C'est en 1898, lors d'une séance historique du conseil de l'Université, que la création d'un Institut d'électrotechnique est décidée.
Rattaché à la Faculté des sciences, l'ancêtre de l'Ecole nationale supérieure d'ingénieurs électriciens, accueille sa 1ère promotion en 1900. Les années qui suivent sont marquées par le travail de Louis Barbillion, nommé directeur en 1904, et qui rêve d'établir à Grenoble une véritable université technique du Sud-Est, par l'adjonction à l'électrotechnique, d'autres spécialités.
En 1907, l'Union des fabricants de papiers et cartons a créé l'Ecole française de papeterie (EFP), qui est annexée à l'Institut électrotechnique. A la même période, l'hydraulique et la mécanique, puis l'électrochimie et l'électrométallurgie, commencent à se développer. Dès lors, cet ensemble qui comprend des formations complètes d'ingénieurs, des années de spécialisation, des laboratoires et divers enseignements de sciences appliquées prend le nom d'Institut polytechnique de Grenoble (IPG).


L'Institut national polytechnique de Grenoble, qui fédère six écoles, est créé par décret du 23 décembre 1970. Louis NÉEL, prix Nobel de Physique, en devient le premier président en 1971.
Trois autres écoles voient le jour : l'Ecole nationale supérieure de physique (ENSPG), en 1985, l'Ecole nationale supérieure de génie industriel (ENSGI), en 1990, et à Valence, l'Ecole supérieure d'ingénieurs en systèmes industriels avancés Rhône-Alpes (ESISAR), en 1995 ainsi que le département Télécommunications en 1999. L'INP Grenoble a su accompagner ou précéder, au fil du siècle, les évolutions industrielles en créant des écoles d'ingénieurs et des laboratoires.
Aujourd'hui
Grenoble INP a poursuivi son développement en se lançant dans l'aventure des micro nanotechnologies. En 2002, il devient membre co-fondateur, avec le CEA, du pôle d'innovation Minatec inauguré en juin 2006.Cette réforme a concerné toutes les missions confiées par l'État : la formation, la recherche et la valorisation ainsi que le mode de gouvernance.
Un travail considérable a été mené sur plusieurs fronts. Le statut de grand établissement a été obtenu le 8 mars 2007. Il a permis de modifier la gouvernance de l'Institut, notamment la composition des trois conseils (conseil d'administration, conseil scientifique, conseil des études et de la vie universitaire) en augmentant considérablement la participation des personnalités extérieures, en donnant la possibilité aux présidents des conseils des six nouvelles écoles de faire partie du conseil d'administration, et en faisant présider le CA par un industriel.
Le président change d'appellation : il devient administrateur général par le simple fait que le CA a un président extérieur. Une direction de la recherche est mise en place le 1er janvier 2008. Elle a pour vocation d'animer la politique scientifique et de gérer l'ensemble des laboratoires rattachés à l'établissement (jusqu'alors les laboratoires étaient rattachés aux écoles).
Six nouvelles écoles d'ingénieur ont été ouvertes à la rentrée 2008.
C'est la première fois de son histoire, plus que centenaire, que l'INP Grenoble entreprend de revoir le périmètre de ses écoles, d'en réduire le nombre et d'adopter une carte de formation homogène. L'INP Grenoble devient le groupe Grenoble INP. Ainsi naissent :
Grenoble INP a obtenu également depuis 1er janvier 2010 les responsabilités et compétences élargies (RCE), c'est-à-dire l'autonomie (il gère sa masse salariale et son plafond d'emplois). Une nouvelle étape après le processus de changement qui l'a conduit à une importante refondation.
Notre établissement s'est aussi développé à l'international en créant plusieurs laboratoires internationaux et une école d'ingénieurs à Canton en Chine dans le cadre d'un consortium piloté par Grenoble INP et regroupant l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN dépendant du CEA), l'Ecole des mines de Nantes, l'Ecole nationale supérieure de chimie de Montpellier et l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris. L'Institut franco-chinois de l'énergie nucléaire (IFCEN) ouvre ses portes le 1er septembre 2010.
D'aujourd'hui à demain
Notre établissement est engagé depuis de nombreuses années dans la politique de site universitaire et plus particulièrement, dans le projet de l'université de Grenoble. Notre CA réuni en sa séance du 29 novembre 2007 en a approuvé le projet de convention constitutive du PRES, pôle de recherche et d'enseignement supérieur). Et plus récemment, notre conseil a adopté le 23 avril 2009 la mise en place de l'EPCS (établissement public de coopération scientifique) « université de Grenoble ».
Par ailleurs, le projet « Grenoble, université de l'innovation » a été sélectionné dans le cadre de l'appel d'offres 2008 du ministère « opération campus » parmi les 12 retenus en France.
Grenoble fait donc partie des « 12 grands campus de demain » à visée internationale.
Grenoble Université de l'Innovation est un consortium qui réunit les 11 partenaires impliqués dans le développement scientifique (universités, grandes écoles, organismes de recherche). Ce consortium est fortement soutenu par les collectivités territoriales.
Ce projet ambitieux dessine l'avenir scientifique de Grenoble pour les 20 prochaines années.
Le Ministère a attribué en juillet 2009 la somme de 400 M€ au projet grenoblois pour la mise en place d'importants pôles thématiques.
Grenoble INP est impliqué dans 3 pôles :