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Grenoble INP
Innover pour un avenir durable

Institut polytechnique de Grenoble

Grenoble Institute of Technology
Innover pour un avenir durable

L'avenir est aux matériaux biosourcés

Diminuer la consommation de matières premières d’origine fossile tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre : les matériaux biosourcés, par définition issus de la biomasse végétale, font d’une pierre deux coups !
 
 
L’avenir serait-il aux matériaux issus de la biomasse, ou « biosourcés » ? Non seulement la biomasse est disponible en quantité et partout dans le monde, mais sa dégradation en fin de vie ne produit pas plus de CO2 qu’il n’a été nécessaire à la plante pour grandir.
Les matériaux biosourcés trouvent déjà de multiples applications dans le domaine du bâtiment et de la construction en tant qu’isolants (laines de fibres végétales, textile recyclé, ouate de cellulose, chènevotte, anas, bottes de paille,…), panneaux (particules ou fibres végétales, paille compressée,…), mais aussi matériaux composites plastiques (matrices, fibres de renfort, charges),  ou encore dans le textile, le papier, l'emballage, l'énergie, la chimie (colles, adjuvents, peintures, etc.).

Après la pétrochimie, la sucrochimie ?
Ainsi, la bioraffinerie, qui consiste à utiliser la biomasse pour en faire des produits chimiques, de l'énergie et des matériaux, peut être une alternative intéressante à la pétrochimie.
Au LGP2, plusieurs équipes  travaillent sur ces thématiques et un post-master dédié à cette thématique y est enseigné. En amont, on étudie les procédés d’extraction de la matière dont une partie est classiquement solubilisée et brûlée lors de la fabrication de la pâte à papier. Les sucres en C6 issus des hémicelluloses de résineux peuvent par exemple servir à fabriquer des monomères pour fabriquer des plastiques (comme dans le cas du projet Polywood). De leur côté, les sucres en C5 issus des hémicelluloses de feuillus peuvent être utilisés dans diverses applications industrielles.
Autre thématique de recherche du laboratoire : les biomatériaux et notamment dans l'emballage, ce qui a déjà fait l'objet de plusieurs projets européens auxquels la laboratoire a contribué. L’idée est de fabriquer des polymères à partir de monomères naturellement présents ou extraits de la biomasse, ou d'obtenir des matériaux nanométriques performants comme les nanocelluloses.
A terme, la biomasse pourrait remplacer une grande partie des 250 à 300 millions de tonnes de pétrole utilisées pour alimenter l’industrie chimique et des matériaux.

Rédigé par Clotilde Waltz

mise à jour le 31 mars 2014

Communauté Université Grenoble Alpes
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