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Innover pour un avenir durable

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Etudiants entrepreneurs


Grenoble IN'Press - Matrice - Icone - Puce d'articles (30x30)Edito : Quand les études d’ingénieur mènent à l’entreprenariat


Karine SamuelLe module Création d'Entreprise et Création d'Activité (CECA) proposé par Grenoble INP à tous les étudiants de deuxième année, a pour ambition de sensibiliser les futurs ingénieurs au fait que l'entreprenariat est une voie d'insertion professionnelle possible. Et notamment de leur prouver que, bien que la création d’entreprise soit trop souvent perçue comme un parcours semé d’embûches, elle est dans tous les cas une aventure très formatrice qui peut mener au succès. Ces dix dernières années, ce module a vu passer près de 3500 étudiants, naître 850 projets d’entreprises dont plusieurs ont abouti à la création de start-ups, avec parmi elles, de très belles réussites.

Dès l’année prochaine, la Cellule Entreprise Innovation (CEI) proposera aux étudiants de 2ème année le choix entre trois parcours : celui de Manager qui permettra aux élèves de se former à la stratégie, au management des organisations et au droit de l’entreprise, celui d’Innovateur qui pourra se poursuivre en 3ème année avec la formation MANINTEC "MANagement INnovation TEChnologies", et enfin, celui d’Entrepreneur qui revisite l’ancien module CECA et donne aux élèves la possibilité d’accéder par la suite au statut d’Etudiant-Entrepreneur (voir page 2). Christian Guicherd, qui pilote le module depuis plusieurs années, travaille actuellement sur la formalisation des outils d’accompagnement proposés. L’objectif est d’aller, pour les projets les plus prometteurs, jusqu’à la pré-labellisation afin qu’ils soient éligibles au Pépite oZer*, le Pôle Etudiants pour l’Innovation, et par la suite être valorisés par la SATT Linksium.

*Le pôle Pépite oZer concerne les étudiants de toute discipline de la communauté universitaire de Grenoble et offre des conditions de travail remarquables aux jeunes entrepreneurs..

Karine Samuel
directrice de la Cellule Entreprise Innovation


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Un statut national étudiant-entrepreneur


Depuis 2014, les étudiants de Grenoble INP porteurs d’un projet d’entreprise peuvent y consacrer leur projet de fin d’études (PFE) et bénéficier d’un aménagement de scolarité, d'un accompagnement individualisé et d'une meilleure visibilité auprès des partenaires socio-économiques. Les jeunes ingénieurs ont la possibilité, grâce à leur statut d’étudiant-entrepreneur, de s’inscrire à un diplôme inter-universitaire (DIU) de l’Université Grenoble Alpes pour bénéficier d’une couverture sociale et poursuivre le développement de leur projet dans les meilleures conditions



 

Quelques chiffres


Périmètre Grenoble INP
• 21 étudiants-entrepreneurs en 2016-2017, dont 16 entrants et 5 renouvellements
• 13 projets d’entreprise, dont 5 collaboratifs
• 100 % des étudiants-entrepreneurs sont des hommes

Périmètre communauté universitaire du site grenoblois
• Pépite OZER : 111 étudiants-entrepreneurs ont bénéficié de ce statut en 2016-2017
• Nombre d’entreprises créées par des étudiants-entrepreneurs : 39 depuis 2014


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Neovision met l’intelligence artificielle à la portée des entreprises


Fondée par Lucas Nacsa, Pierre Arquier et Sabine Notheisen, trois diplômés de Grenoble INP – Ensimag 2012/2013, Neovision ambitionne de créer un pont entre la recherche et l’industrie dans le domaine complexe de l’intelligence artificielle.




Après trois ans et demi d’existence, Neovision compte déjà une quinzaine de clients parmi lesquels de grands noms de l’internet tels que Enlaps, Colibris ou WineAdvisor, pour qui elle a notamment développé des algorithmes de reconnaissance d'étiquettes de vins à partir de l'analyse des logos et textes photographiés.

Spécialisée en intelligence artificielle, la start-up a par ailleurs récemment remporté le premier prix du concours régional “Make Smart Grids Together” organisé par la Direction Régionale Alpes de Enedis, en partenariat avec Digital Grenoble. "L’objectif de ce concours était de proposer des idées pour les réseaux électriques de demain en s’appuyant sur les nouvelles technologies, explique Lucas Nacsa, co-fondateur et dirigeant de la start-up. Nous avons mis à profit notre savoir et notre expertise en Intelligence Artificielle pour proposer une solution d’élagage prédictif de la végétation aux abords des lignes électriques".

Après un diplôme de l’Ensimag (obtenu en 2012), Lucas Nacsa a travaillé quelques années à l’Inria où il a découvert le potentiel de l’intelligence artificielle, une branche complexe de l’informatique qui a vocation à résoudre des problèmes à forte complexité algorithmique, particulièrement des tâches que les humains réalisent grâce à leurs fonctions cognitives. C’est grâce à une solide expertise dans le domaine acquise à l’Ensimag et à l’Inria, mais aussi en étant en contact constant avec les laboratoires de recherche, que le jeune entrepreneur fait la différence et reste à la pointe de la technologie. "Notre rôle est d’aider les entreprises, de les accompagner pour déterminer les technologies dont elles ont besoin pour répondre à leurs problématiques. Notre intervention va jusqu’à la mise en œuvre de la solution préconisée". Compte tenu du nombre d’applications potentielles de l’intelligence artificielle, Neovision est sans nul doute promise à un bel avenir !


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KPAT, pionnière de l’internet mobile et de l’e-tourisme


Créée en 2008 par Sébastien Guardiola, diplômé de l’Esisar, Kapt s’est lancée très tôt dans l’aventure de l’internet mobile. La société valentinoise a récemment donné naissance à une nouvelle start-up, Kookooning, une sorte de Airbnb thématique.




A 37 ans, Sébastien Guardiola affiche un parcours peu commun. Après avoir abandonné ses études faute de moyens, il entre chez Vinci Energies comme technicien, puis gravit progressivement les échelons pour devenir chef de projet. "A ce moment, je me suis retrouvé coincé dans mon évolution par le manque de diplôme, et j’ai décidé de reprendre mes études", se souvient-il. A 21 ans, il intègre donc le cycle ingénieur de l’Esisar en tant que sportif de haut niveau en karaté.

Une fois son diplôme en poche, il travaille quelques temps, en Suède puis en France, comme ingénieur R&D puis manager dans une société avant de penser à créer sa propre entreprise. Nous sommes en 2008, et son idée est alors d’apporter de nouveaux services aux gens via leurs téléphones. "A cette époque notre idée était novatrice, mais le marché a rapidement été bouleversé par l’arrivée des smartphones, surtout de l’iPhone. Nous avons alors décidé de nous tourner vers le développement d’applications mobiles, pour répondre aux besoins des usagers dans le domaine du tourisme, et proposer une sorte de Airbnb avant l’heure". Parallèlement, Kapt se positionne dès 2011 comme prestataire de service pour les entreprises, en proposant notamment Kaptravel, une solution logicielle en ligne qui permet de gérer, promouvoir et commercialiser une offre touristique. C’est d’ailleurs sur cette plateforme logicielle que s’appuie la toute nouvelle start-up créée par le Drômois : KooKooning. Cette dernière entend percer sur le marché des plateformes communautaires de séjour en permettant de combiner recherche d’hébergement (chambres d’hôtes, gîtes…) et d’activités (dégustations, visite, sports…).

Le secret de la réussite de Sébastien Guardiola ? "Cultiver le ‘pessimisme actif’, qui pousse à aller de l’avant pour atteindre ses objectifs". A bon entendeur !


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Oria, la bague qui fait corps avec la musique


Vivre la musique jusque dans son corps… danser avec l’instrument. C’est ce que propose Oria, projet imaginé par trois élèves de Grenoble INP – Phelma dans le cadre d’un travail autour de l'entreprenariat mené en 2ème année du cycle ingénieur par la Cellule Entreprise Innovation (CEI).




Pianiste autodidacte, Damien le Boulaire s’est très rapidement intéressé à la musique assistée par ordinateur. "J’étais fasciné par les possibilités qu’offrent les logiciels pour moduler le son et ajouter des effets, explique-t-il. C’est en voulant intégrer ces effets dans mon jeu que j’ai réalisé que les moyens existants pour contrôler les effets musicaux étaient limités". Il imagine à l’époque (en DUT précisément) un concept de gant truffé d’électronique destiné à l’éveil musical. Au cours du module CECA intégré au cursus Grenoble INP, auquel il participe avec Mario Viola, Mathieu Herbelot et Hyun-Jai Lee, il transforme le gant en bague, plus discrète. Afin de passer de l’idée à la création d’entreprise, ils ont été épaulés par deux élèves du semestre MANagement de l’Innovation TEChnologique (MANINTEC), porté par l’école Génie industriel, lors d’un exercice pédagogique portant sur un projet d'innovation servant de tremplin au lancement de la startup. Petit bijou de technologie, la bague Oria permet d’interagir avec n’importe quel clavier électronique en interprétant les mouvements les plus subtils de la main du musicien, pour lui permettre de contrôler les effets musicaux. Le produit se présente sous la forme d’un contrôleur MIDI et s’adresse, de manière générale, aux personnes qui utilisent un ordinateur pour leurs compositions ou performances musicales. "Concrètement, l’utilisateur choisit un ou plusieurs mouvements parmi une bibliothèque prédéfinie et peut ensuite y associer n’importe quel effet via l’interface logicielle, explique Damien le Boulaire. Il peut ainsi déclencher des boucles, moduler le son ou encore faire un vibrato du bout de la main". Grâce au statut étudiant entrepreneur, les jeunes gens ont pu poursuivre le développement de leur produit durant leur PFE, pour créer officiellement Oria en septembre 2017. Avant même sa création, la future start-up a déjà été récompensée par plusieurs prix et distinctions.


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Hop2d valorise les déchets alimentaires


Produire de l’énergie tout en évitant le gaspillage de denrées alimentaires, c’est le doublé que propose Hop2d. Créée par un étudiant de Grenoble INP - Ense3, cette petite entreprise a développé un réacteur de méthanisation s’adressant aux particuliers et aux restaurateurs.




Aux futurs diplômés de Grenoble INP, l’ingéniosité n’attend pas le nombre des années. Futur diplômé de Grenoble INP - Ense3, Matthieu Albert a déjà créé son entreprise, solidaire qui plus est. La vocation d’entrepreneur lui est venue lors d’une année de césure, durant laquelle il émet, avec une amie étudiante de l’Ecole de commerce Neoma Business School, l’idée de valoriser les déchets alimentaires pour produire du biogaz. "Nous savions que cela existait pour les stations d’épuration et les exploitations agricoles, raconte-t-il, mais nous voulions adapter la technologie pour la rendre accessible aux particuliers et à la restauration". Avec l’aide d’un ingénieur senior, il monte un prototype de réacteur de méthanisation simple, de façon à ce qu’il soit peu coûteux et efficace à la fois. Sa taille peut, en outre, s’adapter aux besoins de l’utilisateur en fonction de la façon dont il souhaite valoriser le biogaz produit (électricité, plaque de cuisson, chaudière). Après son année de césure, il s’inscrit en double diplôme à GEM pour peaufiner son business plan et bénéficier du statut d’étudiant-entrepreneur. En revenant effectuer sa dernière année à Grenoble INP, il change de spécialité pour se diriger davantage vers les procédés de traitement des effluents et s’inscrire à la filière PIME de Pagora. "Je n’ai pour autant pas coupé le lien avec mon école d’origine, et ai même proposé des projets professionnels aux étudiants de 3A en filière Systèmes Energétiques et Marchés (SEM) afin qu’ils étudient l’efficacité énergétique de notre prototype. Les premiers résultats sont très positifs". En attendant un assouplissement de la législation française pour monter un prototype plus important dans les locaux de l’école, il effectue actuellement son PFE au Cambodge dans le cadre du programme ACT avec le cabinet de conseil Sevea, financé par la Fondation Grenoble INP. Là, il a découvert l’entreprenariat social, ce qui lui a donné l’envie de plancher sur un projet plus orienté vers les pays en développement, et éventuellement utiliser ce principe pour alimenter des hameaux en électricité. Bonne chance !


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Visitou rend la visite virtuelle accessible à tous


Simple, rapide et efficace, la solution développée par de jeunes diplômés de Grenoble INP - Génie industriel pour créer automatiquement la visite virtuelle d’un lieu a déjà séduit près de 40 agences immobilières. Et ce n’est qu’un début !




Animés par le même désir d’entreprendre, Armand Tolooie et Olivier Boyer se sont rencontrés sur les bancs de Grenoble INP - Génie industriel, où ils ont tous les deux effectué leur parcours en alternance. L’expérience de l’entreprise dans le cadre de leur cursus (chez EDF pour l’un et HP pour l’autre) a d’ailleurs conforté leur choix de créer leur propre entreprise. "Entreprendre, c’est être libre !" assurent-ils en chœur. Le module CECA, qu’ils ont tous deux effectué en deuxième année, leur a apporté quelques bases sur la façon d’élaborer un business plan, un business modèle, etc. Mais l’idée de l’entreprise elle-même leur est venue après coup, en se fondant sur l’expérience de l’un d’eux dans l’entreprise immobilière familiale. "Dans l’immobilier, le taux de visites infructueuses est très important, faute d’avoir pu apporter à l’acheteur potentiel une description précise du bien au préalable, explique Olivier Boyer. Nous avons donc eu l’idée de fournir aux agents immobiliers une solution simple, efficace et rapide pour créer eux-mêmes la visite d’un bien en réalité virtuelle." Avec Cap Gemini, ils ont développé une application très intuitive permettant, à l’aide d’un kit constitué d’une caméra 3D et d’un trépied, de réaliser la visite virtuelle de n’importe quel bien en quelques clics seulement. "Trente secondes de prise de vue par pièce suffisent, et aucune étape de montage n’est nécessaire : tout se fait automatiquement !" Créée officiellement en octobre 2016, la société compte déjà une quarantaine de clients, et a signé un partenariat avec la chambre syndicale FNAIM de l’Isère, et également avec de grands réseaux nationaux d’agences immobilières. La start-up, lauréate 2017 du réseau Entreprendre Isère, prévoit de recruter pour renforcer ses compétences en développement mobile et en marketing dès 2018. "Il faut aller très vite pour occuper le marché".

Lettre papier

Rédigé par Arnaud Sangiorgio

mise à jour le 15 janvier 2018

Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes