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Donner vie aux connaissances scientifiques

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Quand les eaux témoignent

Les mers et les océans sont de bons indicateurs des conséquences du réchauffement climatique. Avec l’évolution de la faune d’abord, mais aussi par la fonte des calottes polaires et de la banquise.


Shaiith - Fotolia

La chaire industrielle Chorus de la Fondation partenariale Grenoble INP, associée au laboratoire GIPSA-lab, dispose d’outils originaux pour la surveillance de ces phénomènes. "Nos travaux de recherche consistent à observer et étudier les écosystèmes marins en écoutant les sons qu’ils produisent, explique Cédric Gervaise, co-titulaire de la chaire avec Lucia Di Iorio. C’est l’une des rares méthodes qui permette de suivre les populations animales sans les perturber sur de très longues périodes". Un réseau de surveillance est en cours d’installation dans les eaux méditerranéennes, dans le cadre d’un projet avec l’Agence de l’Eau RMC. "Nous allons observer l’état de l’écosystème marin sur plusieurs années : la diversité spécifique, l’abondance des espèces marines sonifères et leurs activités. Si le changement climatique provoque l’introduction de nouvelles espèces et la disparition d’autres, nous l’entendrons".
La chaire vient également d’obtenir un projet ANR intitulé "GAAP : Glace Arctique par Acoustique Passive", qui débutera en janvier 2016. "Il s’agit d’équiper quelques kilomètres de frontière de la banquise en Arctique d’enregistreurs sonores dont la mission sera d’écouter la production de petits icebergs sur cette frontière ainsi que toute la faune marine". L’étude du "vêlage" de ces petits icebergs permettra tout à la fois de surveiller la fonte de la banquise et pointer son éventuelle accélération, mais fournira également de précieuses informations pour la navigation sur la présence de petits icebergs, les "growlers", invisibles aux satellites.

 

mise à jour le 17 novembre 2015

Univ. Grenoble Alpes