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Donner vie aux connaissances scientifiques

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L’essor de la bioraffinerie

Christine Chirat, enseignant-chercheur à Grenoble INP – Pagora et au LGP2, sera présente au Forum du CNRS "Que reste-t-il à découvrir", le 14 novembre 2015 à Paris, où elle donnera une conférence sur la bioraffinerie lignocellulosique.

Abondante et renouvelable, la biomasse ne produit pas plus de CO2 quand on la brûle qu'elle n'en absorbe lors de la photosynthèse. Autant d’atouts qui justifient que des moyens soient mis en œuvre pour la valoriser, en biocarburants de deuxième génération ou encore par chimie verte. Si les bioplastiques issus de l’amidon existent déjà, les recherches avancent pour créer des polymères et des produits chimiques verts qui exploitent la cellulose et les hémicelluloses du bois. A terme, la biomasse pourrait remplacer une grande partie des 250 à 300 millions de tonnes de pétrole utilisées pour alimenter l’industrie chimique. Le LGP2 travaille étroitement avec les papetiers, qui sont aujourd’hui les plus grands chimistes du bois. "Nous œuvrons pour améliorer la valorisation des différents constituants du bois, explique Christine Chirat. Une stratégie intéressante serait d’extraire au moins une partie des hémicelluloses, qui représentent entre 20 et 30% du bois, avant de réaliser l’extraction des fibres de cellulose par le procédé dit ‘kraft’. Les hémicelluloses du bois sont des polymères constitués des cinq sucres principaux suivants : glucose, mannose, galactose, xylose, arabinose. Ces sucres peuvent permettre de produire une multitude de produits et matériaux, comme des alcools par fermentation, des tensio-actifs verts, des biopolymères, des molécules pour applications médicales, etc". Outre son effet bénéfique sur le bilan carbone de l’industrie chimique, la valorisation de ces sucres s’ajoutant à la commercialisation de la cellulose améliorerait la rentabilité des usines de pâte à papier et garantirait leur pérennité.


Merkulov - Fotolia
 




mise à jour le 17 novembre 2015

Univ. Grenoble Alpes