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Eveon invente l’injection sans piston

Mis à jour le 21 mai 2010
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Incubée par Grain et officiellement créée en décembre 2008, la société Eveon est spécialisée dans les dispositifs médicaux d’injection (DMI) sans piston. Ses fondateurs ont fait appel à des enseignants-chercheurs de Grenoble INP - Phelma intervenant dans le laboratoire de l'IMEP-Lahc.

Comment est né votre projet d'entreprise ? Vincent Tempelaere, Président d'Eveon SAS: Bernard Perrière, qui travaillait alors dans le domaine de la microélectronique et des microsystèmes, et qui avait antérieurement  travaillé dans le domaine des pousse-seringues, a conçu un dispositif médical d'injection sans piston. Une étude menée par Alcimed, a confirmé l'intérêt du marché pour des DMI à la fois totalement sécurisés et automatiques, qui permettraient de répondre à des besoins croissants en systèmes d'autoinjection, et faciliteraient le maintien à domicile de certains malades. Le projet d'entreprise a été incubé à Grain à partir de 2007 et a été lauréat lors du 9ème concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche dans la catégorie "émergence" la même année. C'est à ce moment que nous avons contacté l'IMEP-Lahc, connu pour son expertise en microsystèmes, afin de développer une micro-pompe répondant parfaitement à toutes nos exigences. Laurent Montes, Vincent Tempelaere, Youla Morfouli, Bernard Perrière et Valérie Roux-Jallet Laurent Montes, Vincent Tempelaere, Youla Morfouli, Bernard Perrière et Valérie Roux-Jallet Quel travail avez-vous réalisé pour Eveon ? Laurent Montes, maître de conférences Grenoble INP et chercheur à l'IMEP-Lahc : Bien qu'il existe des dizaines de type de micropompes sur le marché, Eveon n'en trouvait pas qui réponde à tous leurs critères. Pour pouvoir être intégrée à leur DMI, non seulement la pompe devait respecter des spécificités en termes d'encombrement et de consommation, mais elle devait en outre présenter un coût compatible avec une industrialisation à grande échelle. Après une première étape de conception du produit, nous sommes dans la phase de réalisation d'un prototype   avec une pompe de moins de 1 cm2 fonctionnant à moins de 5 volts. Nous espérons en outre la doter de plusieurs capteurs intelligents, afin de contrôler la quantité de produit à délivrer, ainsi que la vitesse d'injection. Où en est le développement de votre DMI aujourd'hui ? V. T. : Nous avons mis au point un démonstrateur, dont l'électronique est pour le moment située à l'extérieur du dispositif, et préparons un premier prototype intégrant une micro-pompe du marché pour le mois d'avril. Parallèlement, l'IMEP-Lahc devrait finaliser une micro-pompe destinée à être intégrée à une version plus aboutie du dispositif. Nous avons déjà déposé 5 brevets, et un sixième est en cours de dépôt en collaboration avec l'IMEP-Lahc. Nous avons d'ores et déjà pris un certain nombre de contacts avec des laboratoires pharmaceutiques et attendons le prototype de notre dispositif pour poursuivre notre démarche en vue de nouer des partenariats. Comment voyez-vous la suite ? V. T. : Nous allons réaliser une première levée de fonds dès le printemps afin de nous permettre d'achever le plus rapidement possible notre programme de R&D. Le marché des médicaments injectables représente environ 90 milliards de dollars dans le monde, dont plus de 15% par des dispositifs innovants. Notre produit présente de nombreux avantages : absence total de risque de piqûre, auto-injection possible non seulement en sous cutanée comme cela existe déjà, mais également en intradermique, intramusculaire et intraveineux. Nous visons la signature d'un premier contrat de partenariat d'ici à la fin de l'année.
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mise à jour le 21 mai 2010

Univ. Grenoble Alpes