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Innover pour un avenir durable

Institut polytechnique de Grenoble

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Grenoble INP fête ses thèses...

Publié le 16 juin 2009
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Prix et distinctions
Paul Jacquet ouvre la fête des thèsesAmphithéâtre A010 de Grenoble INP - Ense3, mardi 9 juin 2009, 16h15... Paul Jacquet, administrateur général de Grenoble INP et Jean-Charles Joud, directeur du Collège doctoral de Grenoble INP, ouvrent la Fête des thèses 2009. "C'est un moment intéressant pour nous, parce que nous vous rencontrons au tout début de votre carrière professionnelle. Votre réussite, c'est aussi celle de tous ceux qui vous ont accompagné dans vos recherches", a indiqué Paul Jacquet. "Toutes mes félicitations aux 11 doctorants lauréats. Vous êtes l'avenir de la recherche. Vos parcours, vos thèmes de recherche nous rendent fiers", a-t-il rajouté.

Les matériaux pour le nucléaire

Yves Bréchet, professeur à Grenoble INP - Phelma et chercheur au laboratoire Simap, a ensuite animé une conférence sur la problématique des matériaux dans le nucléaire, qui rendent les choses possibles ou non, en fonction des contraintes qui leur sont imposé.

Yves Bréchet, professeur à Grenoble INP - Phelma et chercheur au laboratoire SimapLe secteur du nucléaire civil doit affronter aujourd'hui le défi du vieillissement du parc de centrales françaises, dont la durée de vie doit être prolongée, en respectant les contraintes de sécurité inhérentes à ce type d'installations. Ces centrales s'appuient sur une technologie maîtrisée : la machine à vapeur. Le combustible nucléaire est en effet utilisé pour chauffer de l'eau, transformée en vapeur qui, en passant par des turbines, génère du courant électrique. Or, les matériaux constitutifs du coeur du réacteur subissent des sollicitations mécaniques, de son environnement très particulier et surtout d'irradiation. Avec comme conséquence une perturbation de l'ordre atomique de ces matériaux, une modification de leur chimie et une modification du transport des atomes. Il s'agit là d'un scénario de contraintes extrêmes, nécessitant de longues recherches en amont, avant la construction de la centrale, parce que le remplacement des matériaux du réacteur nécessite un arrêt complet de la centrale.

L'étude des propriétés des matériaux du nucléaire fait appel à la fois à la compréhension de l'impact des phénomènes à l'échelle atomique sur la structure à l'échelle du réacteur, et sur la prévision de l'évolution des matériaux du réacteur sur une période de 60 à 120 ans.

Comment dès lors préparer l'arrivée des futurs réacteurs de troisième et quatrième génération ? Car l'industrie nucléaire civile doit affronter son principal défi : mieux valoriser le combustible, en changeant le fluide caloporteur (l'eau actuellement). Plusieurs technologies sont à l'étude, ou ont déjà fait l'objet d'une expérimentation (comme le surgénérateur Phénix, dont le fluide caloporteur, à base de soude, générait trop de contraintes et n'était pas viable économiquement).

Et demain ? La solution retenue, c'est le réacteur Iter, basé, non pas sur la fission nucléaire (c'est-à-dire la libération d'énergie en "cassant" les atomes), mais la fusion (c'est-à-dire la fusion d'atomes d'hydrogène, qui libère de l'énergie). Cette fusion est un phénomène dont nous bénéficions tous, car c'est le "combustible" qui permet au soleil de nous éclairer et de nous chauffer. Mais les conditions de réalisation de cette fusion sont très "lourdes" : générer une température très élevée, pour initier la fission, avec des conséquences sur les matériaux de structure du futur réacteur en termes d'érosion et surtout de niveau de radiation (avec des conséquences comme un gonflement et une fragilisation de ces matériaux). C'est un vrai défi pour les scientifiques et les ingénieurs.

Place aux 11 prix de thèse

Un intermède musical, avec Gilles Pellegrini à la trompette, Christian Mille au violon et Jean-Michel Cazenave aux claviers, a entraîné l'auditoire sur les traces de Ravel (boléro), Louis Armstrong (hello Dolly), Rodrigo (Concierto de Aranjuez), Stéphane Grapelli...

Avant de remettre leur distinction aux 11 récipiendaires, Jean-Charles Joud a rapidement rappelé les règles de sélection des candidats. "Sur les 183 doctorats soutenus en 2007, notre jury, composé de représentants académiques et industriels, en a retenu tout d'abord 10. Puis, nouveauté cette année, nous avons décidé d'attribuer un prix spécial, pour un travail de thèse remarquable par sa valorisation immédiate par Tiempo, une start-up soutenue par Grenoble INP".

Les thésards qui ont reçu leur prix de thèse

Les thésards récompensés et leur parrain
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mise à jour le 23 juin 2009

Univ. Grenoble Alpes