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50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires

Publié le 20 juin 2011
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Communiqué

En fin d’après-midi, la cérémonie de remise des "diplôme oubliés" a réuni près de 200 personnes. 60 diplômés des promotions 1963 à 2009 n’ayant jamais récupéré l’orignal de leur diplôme sont venus le recevoir des mains du directeur de l’époque, en présence de Paul Jacquet, administrateur général de Grenoble INP, et de Brigitte Plateau, actuelle directrice de l’Ensimag. Plusieurs anciens directeurs de l’école étaient également présents : Gérard Veillon, Jacques Mossière, Guy Mazaré et Roger Mohr.

Paul Jacquet - 50 ans EnsimagEt comme le rappelait dans son introduction Paul Jacquet, administrateur général de Grenoble INP, "cette jeune Ensimag audacieuse est née de la section de maths appli créée en 1960 par Jean Kuntzmann, très grand scientifique, qui en fut le premier directeur. Comme le disait Jean Kuntzann la même année « On peut estimer à peu près de 500 le nombre de machines à calculer importantes susceptibles de trouver place en France dans un délai d'une vingtaine d'années. Il apparait de plus en plus nettement que ces machines ne sont à confier qu'à du personnel ayant reçu une formation appropriée ... Ceci nous amène à estimer à 2000 personnes au moins le corps de spécialistes de l'emploi de machines du niveau ingénieur. Même en admettant que 50 % de ces spécialistes sont formés dans la profession elle-même, on ne court aucun risque de surestimation en évaluant à 50 le nombre de spécialistes à former chaque année sur le plan national ... » Promesse d'avenir ! "
Nous avons demandé à ces « nouveaux » diplômés de nous raconter un souvenir de leurs années Ensimag.

Philippe Jorrand, promo 1963. Retraité
50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires"Tout comme l'attestation provisoire que j'ai reçue en 1963, le diplôme que l'on me remet aujourd'hui mentionne un titre d'ingénieur de l'Institut Polytechnique de Grenoble mention mathématiques appliquées. Pour de bonnes raisons : l'Ensimag n'existait pas, et le mot informatique venait juste d'être inventé ! Bien que je n'aie jamais eu de diplôme d'informatique, j'ai eu une carrière d'informaticien en France, aux USA, dans une start-up américaine près de Harvard et du MIT, dans une grande multinationale, et puis au CNRS pour finir, presque toujours en recherche ou recherche et développement. Alors merci à ceux qui nous ont formés, nous, les douze de la première promotion, les douze apôtres ! Non pas que Jean Kuntzman eut été notre gourou ou notre seigneur, mais apôtre car à l'époque le métier naissait, et il y avait besoin de rabatteurs, notamment parce que sur les douze que nous étions, cinq sont restés dans le milieu académique. Dès demain, je vais pouvoir utiliser mon nouveau diplôme pour ma future carrière !"

Gérard Michel, promo 1972. Ancien directeur du département Télécom, aujourd'hui à la retraite.
50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires"J'ai fait exprès d'oublier mon diplôme pour pouvoir venir le chercher aujourd'hui, 39 ans après ! J'ai toujours plaisir à revenir dans ces murs, que j'ai connu quelques années comme étudiant, puis comme professeur, et même quelques années comme directeur du département Télécom, de 2003 à 2009. Il se trouve que je n'ai que des bons souvenirs, mais si je devais en mettre un en avant, en tant qu'étudiant, c'est la rencontre avec Jean Kuntzman, homme dont la vision et les pensées étaient exceptionnelles. Il a su démarrer ce secteur qui représente la moitié des emplois scientifiques et techniques de ce pays, lesquels eux-mêmes représentent les deux tiers des emplois cadres. On regrette même qu'il n'y ai pas d'autre Ensimag pour répondre à la demande !"

Bernard Courtois, promo 1973. Directeur du CMP.
50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires"Moi je n'ai pas d'anecdote, mais une revendication ! Je revendique le titre de plus mauvais élève de l'Ensimag. J'ai été félicité par le directeur, qui était à l'époque Pierre-Jean Laurent, pour avoir su fournir l'effort minimal, pour terminer avec une moyenne de 12,01, là où il fallait 12. Évidemment, il est difficile de faire plus mauvais, tout en étant ici aujourd'hui. Cela, finalement, n'a pas trop nuit à ma carrière... Je vais maintenant laisser la place à mon binôme de troisième année, Chantal Robach !"

Chantal Robach, promo 1973. Directrice de Grenoble INP - Esisar.
50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires"Quand je suis rentrée à l'Ensimag, je me disais que l'informatique était une voie d'avenir, mais ma vraie passion, c'était la chimie. Aussi, j'ai demandé à Jean Kuntzman, alors directeur de l'école, la permission de faire une maîtrise de chimie en parallèle de l'Ensimag, ce qui m'a été refusé. J'avais été très déçue ! Les aléas de la vie et de la carrière m'ont menée à la tête de l'Esisar. Mais j'ai commencé comme chercheur au CNRS, à faire de la recherche. En 1997, l'Esisar venait de se créer. Comme j'étais arrivée à un stade de ma vie ou j'avais envie de changer, j'ai postulé. De fil en aiguille, je suis devenue professeur d'université, avant de prendre la direction du laboratoire de recherche de l'école et ensuite, celle de l'école elle-même."

Frédéric Maioli, promo 1986. Il travaille aujourd'hui chez HP où il s'occupe du réseau interne en Europe, Moyen Orient, Afrique, Asie.
50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires"Je ne venais pas de la filière traditionnelle avec le recrutement sur concours, je venais de l'IUT d'informatique, une formation de moindre niveau en mathématiques que ceux issus des classes prépas. On était un ou deux dans mon cas par promo, et c'était particulièrement difficile pour nous. Comme j'aimais la montagne, je partais le week-end y planter ma tente avec un livre de maths sous le bras, et je faisais des exercices là haut. Au moins, j'étais sûr d'être tranquille. Et cela m'a permis de tenir le coup."

Serge Noguer, promo 1987, en année spéciale en intelligence artificielle. Il travaille aujourd'hui chez Cap Gemini dans le domaine de l'Outsourcing pour Schneider Electric en Europe.
50 ans Grenoble INP - Ensimag : 60 diplômes oubliés ont été remis à leurs titulaires"Après le diplôme d'ingénieur physicien de l'ENSPS, spécialisé en traitement d'image, et l'informatique que j'ai découverte à ce moment là, m'ont mené vers l'Ensimag. Aujourd'hui, je suis heureux de revenir chercher ce diplôme que je n'avais pas eu la possibilité de récupérer. C'est l'occasion pour moi de partager ma satisfaction d'être passé par cette école, et de témoigner de ma reconnaissance. Un souvenir ? Je me souviens que le jeudi matin, on n'avait pas beaucoup de cours, et quand il neigeait, on était plus souvent sur les pistes qu'en salle de classe !"
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mise à jour le 22 juin 2011

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