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Déneigement écologique : Grenoble teste un sel "vert" mis au point par un diplômé de Phelma

Publié le 13 février 2015
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Communiqué

Selvert, une start-up iséroise, co-fondée par Guy BARET, ingénieur diplômé d’une des écoles fondatrices de Grenoble INP - Phelma (ENSEEG - 1984), propose de déneiger sans agresser l'environnement avec de l'acétate de calcium, un produit beaucoup moins agressif que le traditionnel sel de mer aspergé sur les routes pendant l'hiver.

Selvert Logo

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Le chlorure de sodium, dont deux millions de tonnes sont déversées chaque année sur les routes de France, est un véritable fléau pour l’environnement. Pour la première fois, Grenoble teste un sel biodégradable et non corrosif pour les ciments et sans conséquence sur les végétaux, le DéneigeVert.
Créée en 2012 par deux ingénieurs chimistes, Selvert a mis au point un sel de déneigement écologique actuellement testé à grande échelle sur les routes grenobloises.
Pour le mettre au point, les chimistes se sont inspirés de travaux réalisés dans les années 1990 en Amérique du nord, où le chlorure de sodium est interdit dans les parcs nationaux. « Nous sommes en effet partis de la composition des CMA qui permettent d’atteindre des températures de déneigement de -15 à -18°C tout en respectant l’environnement », explique Guy Baret, l’un des fondateurs de Selvert, diplômé de l’une des écoles fondatrices de Grenoble INP - Phelma (ENSEEG). Problème : la production de ces CMA est de 15 à 20 fois plus coûteuse que celle du chlorure de sodium.  Sachant que le coût de ces produits est en grande partie lié à la présence de magnésium, les chimistes grenoblois ont simplifié la composition du sel et mis au point un acétate de calcium à partir d’acide acétique et de chaux calcique issue de carrières locales. « On obtient alors un sel permettant un dégel à des températures de -7°C, ce qui correspond bien aux conditions des hivers européens. » Baptisé « DéneigeVert », ce sel est totalement biodégradable, non corrosif pour les ciments, le métal et les végétaux… « Contrairement au chlorure de sodium, qui se retrouve dans les nappes phréatiques 15 ans après l’application, ce sel est biodégradable et le calcium qu’il contient est intégralement fixé dans le sol dont il est le principal constituant. »

Des conditions d’application adaptées
Bien que quatre fois plus cher que le chlorure de sodium, l’acétate de calcium de Selvert est cependant cinq fois moins cher que les CMA nord-américains.  « En France, son usage ne se justifiera que dans les cas où l’intérêt économique et/ou écologique sera avéré. Il sera utile, en particulier, sur les ouvrages de génie civil ou dans les zones pour lesquelles le prix de la réfection serait supérieur au surcoût dû à l’emploi de ce sel. » Avec ses nouvelles voies de tram et sa presqu’ile toute neuve, Grenoble constitue un terrain de test idéal. Cet hiver, la capitale des Alpes a d’ailleurs commandé 30 000 litres de ce sel biosourcé.
La start-up prévoit d’ici cinq ans un chiffre d’affaires d’environ 5 millions d’euros grâce à son activité liée au sel écologique. Elle est aussi à l’origine d’un désherbant non-polluant dont l’AMM devrait être obtenue courant 2015.

*Calcium Magnésium Acétate

 

 

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Rédigé par Xavier Oster

mise à jour le 16 février 2015

Serial entrepreneur
Ingénieur et docteur de Grenoble INP, Guy Baret n’en est pas à son coup d’essai. Depuis l’obtention de son diplôme d’ingénieur en 1984, il en est à sa troisième startup. Après avoir travaillé pendant 11 ans dans le domaine des écrans plats chez Thomson, il crée DGTec en 2000. La startup est spécialisée dans la création de nanomatériaux céramiques pour des applications très variées. Mais l’immaturité des marchés dans ce domaine lui font cesser son activité. Il crée ensuite Luxol, spécialiste de la tuile photovoltaïque, qui a depuis été reprise par SOREA. En  2012 il se rapproche de Jean-Louis Brault, chimiste, pour créer Selvert.
Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes